L’étranger

À Elicura Chiuailaf

Il se tait comme celui qui danse dans l’eau
et rêve.
Chaque nuit il retourne à une ville
échouée dans la pénombre des arbres
où un enfant garde précieusement les noms des choses,
ceux qui tôt ou tard le diviseront
tandis que ses doigts fixent dans l’air
un alphabet – un autre.

Poème publié dans le recueil Mudanzas (2001)

Traduit par Juan Asís Palau